Le 2 juin 2025, une délégation des représentants VTC — composée de l’ACIL, de FO–INV, UDVTC SUD 06/83 et de l’Union Indépendants — a été reçue à Paris par Philippe Tabarot, ministre délégué chargé des Transports, et Astrid Panosyan-Bouvet, ministre déléguée chargée du Travail et de l’Emploi. Étaient également présents les services de l’État concernés : URSSAF, ARPE, DGITM, préfectures et Répression des fraudes.
Les élus VTC ont rappelé deux priorités urgentes :
- Le gel immédiat des examens VTC, afin d’enrayer l’explosion du nombre de chauffeurs,
- Et la revalorisation des tarifs, affaiblis par les accords de 2022–2023.
L’ACIL, forte de son expérience à l’ARPE depuis 2022, a remis un rapport complet intitulé « État des lieux du secteur VTC – Propositions pour une régulation équitable ». Ce document analyse les racines de la crise actuelle : formations à bas coût, production de masse, pression sur les tarifs, absence de contrôle. Il propose des solutions applicables rapidement, sans coût pour les finances publiques.
Le ministre des Transports a reconnu que le surnombre de VTC était un sujet central. Il a annoncé la création d’une mission interministérielle pour évaluer un moratoire sur l’accès à la profession, en s’interrogeant notamment sur les formations à 20 € financées par les plateformes, ainsi que sur les systèmes d’équivalence.
De son côté, la ministre du Travail a indiqué que l’ARPE fixerait désormais elle-même l’ordre du jour des réunions, pour éviter les blocages imposés par les plateformes. Elle a également évoqué un renforcement possible de ses pouvoirs de sanction, et un basculement du dialogue social vers une commission mixte.
Le lendemain, les plateformes Uber, Bolt et Heetch ont été convoquées au ministère. Un ton ferme leur a été adressé : des avancées substantielles sur les revenus et les conditions de travail sont attendues, sous peine de nouvelles obligations législatives. Les représentants VTC ont rappelé que les chauffeurs ne doivent plus être sanctionnés à coups d’amendes, alors que les causes de la dérégulation viennent d’en haut.
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📅 Prochaine étape : la mobilisation nationale du 10 juin.
À Lyon, rendez-vous à 9h devant la Chambre des Métiers (10 rue Montrochet, Confluence), puis direction rue Grenette, pour exiger une ouverture partielle en heures creuses. Une solution raisonnable et urgente pour préserver l’équilibre dans la presqu’île.







