Aujourd’hui, 26 mars, à l’occasion du conseil métropolitain d’installation, un document de travail a été transmis à l’ensemble des 150 élus de la Métropole de Lyon.
Ce document rassemble plusieurs dizaines de propositions concrètes, directement issues du terrain, avec un objectif clair : améliorer rapidement et efficacement la circulation à l’échelle métropolitaine.
Ces derniers mois, la campagne a été marquée par de fortes oppositions entre les différents camps. Mais au-delà des affrontements politiques, le niveau des débats et la faiblesse des propositions opérationnelles ont été largement constatés, et déjà dénoncés de notre côté depuis plusieurs mois. Il est désormais temps de passer à une logique d’action, en s’appuyant sur des solutions concrètes et en écoutant réellement les acteurs de la société civile.
C’est précisément dans cet esprit que ce travail a été mené.
Les propositions formulées reposent sur une approche simple : corriger les incohérences du réseau existant à travers des mesures rapides à mettre en œuvre, à coût maîtrisé, et avec des effets immédiats. Il ne s’agit pas de grands projets à long terme, mais de micro-ajustements capables de fluidifier concrètement la circulation.
Elles s’appuient sur notre présence quotidienne sur le terrain, qui nous permet d’identifier en continu les blocages, les détours inutiles et les points de saturation.
Parmi les mesures proposées :
À Lyon 1, la réouverture de la rue des Capucins permettrait de supprimer un effet de cul-de-sac et de mieux répartir les flux entre les pentes et le bas des pentes.
À Lyon 2, plusieurs ajustements autour de la place Bellecour sont proposés, notamment la suppression de certaines interdictions de tourner, le rétablissement du tour complet de la place et le recalibrage des feux, afin de limiter les détours imposés et de réduire la congestion sur les quais.
À Lyon 3, une réorganisation du secteur Gambetta / Gabriel Péri est proposée, ainsi que la réouverture de certaines portions aujourd’hui fermées, notamment au niveau du pont Lafayette, pour supprimer des détours inutiles et éviter le report du trafic sur des axes déjà saturés comme le pont Wilson.
À Lyon 5, la réouverture de la montée du Chemin Neuf permettrait de rétablir un accès direct au Vieux Lyon, aujourd’hui fortement contraint, et de désengorger l’ensemble du secteur, notamment la montée de Choulans.
À Lyon 7, des ajustements de feux et des transformations de carrefours sont proposés pour améliorer la fluidité sur des axes structurants comme Berthelot ou Tony Garnier.
À Lyon 8, la réouverture de l’avenue des Frères Lumière et un meilleur équilibre avec le cours Albert Thomas permettraient de désengorger un secteur aujourd’hui saturé.
À Lyon 9, la suppression de certains feux peu justifiés, l’adaptation de la vitesse sur la M6 et la gratuité de TEO permettraient de mieux utiliser les infrastructures existantes et de réduire la pression sur les tunnels et le réseau urbain.
À Villeurbanne, une réorganisation du secteur du boulevard du 11 novembre et de Stalingrad est proposée afin de corriger les dysfonctionnements actuels.
Dans le secteur sud (Vénissieux / Saint-Fons), une remise à plat de la circulation sur la route de Vienne permettrait d’améliorer significativement la lisibilité et la fluidité.
En complément, des mesures transversales sont proposées, notamment un recalibrage global des feux de circulation, avec la suppression des logiques de feux punitifs et une meilleure synchronisation en fonction des flux réels.
Par ailleurs, des propositions spécifiques ont été portées pour les professionnels du transport public de personnes (T3P), avec la mise en place d’un prêt à taux zéro pour accompagner le passage à l’électrique, ainsi qu’une tarification spécifique de recharge via une carte IZIVIA T3P à tarif réduit, afin de lever les freins économiques à la transition.
Ce travail s’inscrit dans une volonté claire : faire en sorte que les réalités du terrain soient enfin prises en compte dans les décisions publiques.
Cette liste de propositions n’a évidemment pas vocation à être exhaustive. Elle constitue une base de travail, appelée à être enrichie dans les échanges à venir avec les élus.
L’enjeu est désormais simple : transformer ces constats en décisions concrètes.







